2010 marque le point de départ officiel de la coopération entre Mercedes et l’Alliance Renault-Nissan, et cette base industrielle a conduit plusieurs modèles compacts et utilitaires à recevoir des blocs d’origine Renault. Les données disponibles montrent que les versions d’entrée de gamme, surtout en diesel et sur certaines essences transversales, concentrent l’essentiel des montages concernés.
La réponse courte tient dans une liste assez stable, qui inclut principalement Classe A, Classe B, CLA, GLA, GLB, Citan, certains Vito, la Classe C 200d et la Classe X. Les motorisations les plus citées entre 2012 et 2023 relèvent des familles 1.5 dCi, 1.6 dCi, 2.3 dCi, 1.2 TCe et 1.3 TCe, avec des adaptations spécifiques de calibrage et d’intégration réalisées par Mercedes.
- ❖Coopération industrielle. L’accord d’avril 2010 s’inscrit dans une logique d’économies d’échelle et de conformité aux objectifs européens de CO₂ fixés pour 2015.
- ❖Montages ciblés. Les blocs partagés concernent surtout les finitions d’entrée de gamme, avec une forte concentration sur les diesel compacts et certains utilitaires.
- ❖Adaptations Mercedes. Le constructeur a appliqué ses propres calibrages ECU, son système Stop-Start et des réglages acoustiques, notamment sur le volant moteur bi-masse.
Quelles Mercedes ont un moteur Renault ?
Les recoupements entre guides d’entretien, bases de modèles et synthèses sectorielles montrent que Mercedes a intégré des moteurs Renault dans une partie significative de sa gamme compacte et utilitaire. Cette stratégie répondait au coût élevé de développement de petits moteurs transversaux dédiés, alors que le règlement européen CE 443/2009 imposait une moyenne de 130 g CO₂/km pour 2015, ce qui favorisait les blocs sobres à forte diffusion.
Les moteurs concernés ne se limitent pas à un seul bloc, puisque les sources convergent sur les familles diesel K9K, 1.6 dCi et 2.3 dCi, ainsi que sur les essences 1.2 TCe et 1.3 TCe. La production de plusieurs de ces moteurs a notamment transité par l’usine de Cléon, site souvent cité pour les approvisionnements destinés à Mercedes sur les segments d’accès.
Les modèles compacts concernés : Classe A, Classe B, CLA, GLA et GLB
La documentation disponible associe d’abord les modèles compacts aux blocs Renault, avec une présence particulièrement nette sur Classe A, Classe B, CLA, GLA et GLB. Sur ces véhicules, les appellations 160, 180 et parfois 200 apparaissent de façon récurrente dans les recensements, ce qui confirme que le partage portait surtout sur les niveaux d’accès ou de milieu de gamme inférieur.
Les cas les mieux établis concernent l’A180d et l’A160d entre 2012 et 2018 pour le 1.5 dCi, puis l’A180 et l’A200 à partir de 2018 avec le 1.3 TCe co-développé. Les tableaux publiés entre 2024 et 2026 par Autohero, BYmyCAR, VPN-Autos et Euroracingparts citent également la CLA 180d, la GLA 180d, la GLB 180d et plusieurs déclinaisons essence 200 équipées du M282.

Les utilitaires et modèles spécifiques concernés : Citan, Vito, Classe C et Classe X
Le périmètre s’étend aussi aux utilitaires et à quelques modèles hors gamme compacte, ce qui inclut le Citan, certains Vito, la Classe C 200d et la Classe X. Le Citan constitue le cas le plus explicite, puisque cette base technique dérive du Renault Kangoo, avec des motorisations 108 CDI, 110 CDI et 112 CDI couramment rattachées au 1.5 dCi.
Le Vito a reçu, selon les versions 109 CDI et 114 CDI, des blocs 1.5 dCi ou 1.6 dCi sur la période 2014 à 2020, tandis que la Classe C 200d a été associée au 1.6 dCi sous codes OM622 et OM626. Pour la Classe X, les versions X220d et X250d de 2017 à 2020 correspondent au 2.3 dCi codé OM699, un point généralement convergent entre les sources spécialisées.

Liste des modèles et années concernés
La chronologie la plus cohérente place les premières implantations commerciales autour de 2011 et 2012, puis une généralisation progressive sur les compactes et utilitaires jusqu’au début des années 2020. Les cessions de participations croisées intervenues en 2021 n’ont pas entraîné une interruption immédiate des livraisons, ce qui explique la persistance de modèles concernés sur le marché de l’occasion récent.
Les années exactes varient selon les générations et les marchés, mais les recensements convergent sur des plages relativement stables. La Classe A W176 reçoit le 1.5 dCi de 2012 à 2018, la CLA 180d de 2013 à 2019, la GLA 180d de 2014 à 2020 et la GLB 180d surtout de 2019 à 2023, tandis que les variantes essence 1.3 TCe s’installent plus nettement à partir de 2018.
Mercedes diesel avec moteurs Renault : 1.5 dCi, 1.6 dCi et 2.3 dCi
Le bloc le plus documenté reste le 1.5 dCi Renault K9K, d’une cylindrée de 1 461 cm³, avec alésage de 76,0 mm et course de 80,5 mm. Les sources techniques lui attribuent plus de 10 millions d’exemplaires produits toutes marques confondues, ce qui éclaire son choix par Mercedes pour les A160d, A180d, B180d, CLA 180d, GLA 180d, GLB 180d et plusieurs Citan.
Le 1.6 dCi apparaît surtout sur la Classe C 200d et certains Vito, dans une plage de puissance généralement située entre 130 et 160 ch selon les configurations simple turbo ou twin-turbo. Le 2.3 dCi, pour sa part, concerne principalement la Classe X entre 2017 et 2020, avec les X220d et X250d, une association généralement liée au code OM699 dans la nomenclature Mercedes.
Mercedes essence avec moteurs Renault : 1.2 TCe et 1.3 TCe
En essence, les citations les plus fréquentes concernent d’abord le 1.3 TCe, moteur co-développé entre Mercedes et l’Alliance, identifié chez Mercedes par le code M282. Ce bloc de 1,33 L équipe notamment des A180, A200, CLA 180, CLA 200, GLA 200, GLB 200 et certaines Classe B récentes, dans une plage de puissance de 115 à 163 ch selon les versions.
Le 1.2 TCe apparaît de façon plus ciblée, principalement dans les recensements du Citan essence, surtout sur les générations récentes commercialisées à partir de 2022. Contrairement au 1.5 dCi, très largement diffusé, ce bloc essence occupe un périmètre plus restreint, ce qui explique la moindre homogénéité des bases publiques concernant ses années exactes de montage selon les marchés européens.
La Mercedes A 200 a t elle un moteur Renault ?
La réponse dépend de la génération et de la motorisation exacte, car l’appellation A 200 ne renvoie pas à un bloc unique sur toute la carrière du modèle. Dans les générations récentes, surtout à partir de 2018, plusieurs A200 essence ont reçu le 1.3 TCe co-développé, connu chez Mercedes sous le code M282, ce que confirment de nombreux récapitulatifs d’occasion publiés entre 2024 et 2026.
À l’inverse, l’association entre Mercedes et Renault sur les A diesel antérieures vise surtout les A160d et A180d, bien davantage que l’A200. Il ressort donc que la réponse est fréquemment oui pour une A200 essence récente, mais qu’elle ne doit jamais être déduite de la seule appellation commerciale sans lecture du code moteur, du millésime et de la documentation constructeur.
- ✦Confusion fréquente. Une A200 peut correspondre à des configurations distinctes selon génération, marché, carburant et millésime, ce qui impose une vérification documentaire.
Quels sont les codes Mercedes correspondant aux blocs Renault ?
La manière la plus fiable de relier une Mercedes à un bloc Renault passe par les codes internes du constructeur, car ils matérialisent la transposition industrielle d’un moteur d’origine Alliance dans la nomenclature Mercedes. Les familles les plus citées sont OM607, OM608, OM622, OM626, M282 et OM699, auxquelles s’ajoutent ponctuellement d’autres références selon les marchés et variantes d’homologation.
Ces codes ne signifient pas un simple copier-coller mécanique, puisque Mercedes a appliqué ses propres adaptations de gestion moteur, de dépollution, de Stop-Start et de confort vibratoire. Le passage de l’OM607 à l’OM608 illustre bien cette logique, avec l’introduction de solutions SCR AdBlue en aval du FAP pour satisfaire les contraintes Euro 6d-TEMP à partir de 2018.
OM607 et OM608 pour le 1.5 dCi
Les codes OM607 et OM608 correspondent aux déclinaisons Mercedes du 1.5 dCi Renault K9K. L’OM607 désigne les versions associées aux normes Euro 5 puis Euro 6, généralement avec FAP et catalyseur DOC, mais sans injection d’urée, tandis que l’OM608 introduit une architecture SCR avec AdBlue, réservoir dédié et capteur NOx aval.
Cette évolution technique accompagne le durcissement réglementaire et concerne surtout les compacts diesel de fin de carrière commerciale. Le K9K demeure la base commune, avec plus de 10 millions d’unités produites, ce qui explique sa diffusion sur plusieurs A180d, B180d, CLA 180d, GLA 180d, GLB 180d et Citan selon les années.
OM622 et OM626 pour le 1.6 dCi
Les codes OM622 et OM626 renvoient au 1.6 dCi utilisé par Mercedes sur certaines applications nécessitant un niveau de puissance supérieur à celui du 1.5 dCi, notamment sur la Classe C 200d et certains utilitaires. Les synthèses techniques situent la plage de puissance de cette famille entre 130 et 160 ch, selon les versions simple turbo ou twin-turbo.
Le 1.6 dCi a également fait l’objet d’une attention réglementaire accrue, plusieurs sources rappelant une enquête mentionnée en mai 2018 dans le contexte des émissions diesel. Ce point ne suffit pas à qualifier la fiabilité globale du moteur, mais il justifie une lecture rigoureuse des campagnes techniques, de l’historique d’entretien et du système de dépollution sur les véhicules concernés.
M282 pour le 1.3 TCe et OM699 pour le 2.3 dCi
Le code M282 désigne chez Mercedes le 1.3 TCe co-développé avec l’Alliance, moteur essence largement monté sur les compactes récentes à partir de 2018. Les puissances recensées s’échelonnent de 115 à 163 ch, avec des applications courantes sur A180, A200, CLA 180, CLA 200, GLA 200, GLB 200 et certaines Classe B, selon les versions et les marchés.
Le code OM699 concerne le 2.3 dCi de la Classe X, principalement sur les X220d et X250d produites de 2017 à 2020. Ce cas se distingue par son orientation utilitaire et pick-up, alors que le M282 relève d’une logique de co-développement plus intégrée que la simple fourniture d’un bloc existant par Renault.
-
I
Se fier uniquement au badge. Une appellation 180 ou 200 ne garantit pas à elle seule l’origine Renault du moteur, car les montages changent selon génération et carburant. -
II
Confondre moteur d’origine et moteur inchangé. Mercedes a recalibré plusieurs blocs Renault, ce qui modifie leur gestion, leur dépollution et parfois leur agrément acoustique. -
III
Oublier le millésime. La même désignation commerciale peut changer de famille moteur entre 2012, 2018 et 2023, surtout sur les Classe A, CLA et GLA. -
IV
Négliger l’entretien diesel. Sur les blocs partagés, FAP, EGR et injection demandent une vigilance renforcée, surtout en usage urbain et après 150 000 km.
Comment savoir si ma Mercedes est équipée d’un moteur Renault ?
L’identification sérieuse combine le code moteur, le certificat d’immatriculation, le manuel constructeur et la correspondance entre version commerciale et période de production. Les synthèses publiées par BYmyCAR, Autohero ou Chaine Courroie rappellent qu’une grande partie des dénominations jusqu’à 200 mérite une vérification prioritaire, sans que cette règle constitue une certitude absolue.
Une seconde vérification consiste à rapprocher le code moteur Mercedes des familles Renault connues, puis à contrôler l’historique d’entretien, particulièrement sur les diesel. Les points de vigilance les plus cités concernent FAP, vanne EGR, injection au-delà de 150 000 km et, sur certains blocs plus anciens, la surveillance de la distribution selon le calendrier constructeur.
Vérifier le code moteur sur la carte grise et la documentation du véhicule
Le premier contrôle porte sur le code moteur mentionné dans la documentation du véhicule et recoupé avec les références techniques disponibles. Plusieurs guides grand public et spécialisés indiquent aussi le champ D.2 de la carte grise comme point de départ utile pour rattacher une version à sa configuration mécanique, même si une confirmation par manuel ou base constructeur reste préférable.
Une fois le code relevé, la correspondance devient plus simple, puisque OM607 et OM608 renvoient au 1.5 dCi, OM622 et OM626 au 1.6 dCi, M282 au 1.3 TCe et OM699 au 2.3 dCi. Cette méthode réduit fortement les erreurs d’interprétation liées aux badges commerciaux ou aux annonces d’occasion incomplètes.
Identifier les versions et appellations les plus souvent concernées
Les appellations les plus souvent associées à un moteur Renault restent les versions 160, 180 et certaines 200 sur les segments compacts et utilitaires. Les recoupements de sources placent au premier rang les A160d, A180d, B180d, CLA 180d, GLA 180d, GLB 180d, Citan 108 CDI à 112 CDI, Vito 109 CDI et 114 CDI, puis plusieurs A180, A200, CLA 200 ou GLA 200 essence récentes.
Cette présélection reste néanmoins statistique et non absolue, car Mercedes a utilisé des blocs maison, Renault ou co-développés selon les marchés et les années. Pour un véhicule d’occasion, la valeur informative la plus élevée provient du triptyque millésime, code moteur et version exacte, bien plus que d’une règle générale fondée uniquement sur la nomenclature commerciale.
L’examen croisé des données confirme une présence large mais ciblée de moteurs Renault au sein des compactes et utilitaires Mercedes, avec une distinction nette entre fourniture simple et co-développement.
Le critère décisif reste le code moteur recoupé avec le millésime, et non l’appellation commerciale seule.
✦ années clés
❧ blocs partagés
Les données publiées entre 2024 et 2026 confirment que les moteurs Renault ont concerné surtout les Mercedes compactes et utilitaires d’entrée de gamme, avec une concentration particulière sur les blocs 1.5 dCi, 1.6 dCi et M282. Pour une identification exploitable en achat ou en expertise, la combinaison du code moteur, du millésime et de l’historique d’entretien fournit une lecture plus robuste que les badges commerciaux ou les listes génériques.





